Better






Est-ce que je peux?
Je ne demande pas si j'ai le droit.
Est-ce que je peux?
Ce n'est pas une question objective.
Ce n'est pas une question simple.
Ce n'est pas vraiment une question.
Est-ce que je peux?
C'est juste une phrase.





If you never say your name out loud to anyone
They can never ever call you by it
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 01:06

Une énigme

C'est flou, nébuleux à expliquer.
Ou alors trop clair.
Trop clair pour que je puisse distinguer quoi que ce soit.
Je ne sais pas trop...

Ça n'a pas vraiment d'importance.
Je ne sais pas par où commencer pour tenter d'être la plus claire, pour que tu comprennes ce que moi-même je n'ai pas complètement saisis.

Je pourrais...
Je pourrais dire que ça a commencé sous la pluie, la nuit, entre le ciel, la terre et la forêt.
Je pourrais dire que ça a commencé à cause de l'été, à cause d'un voyage retardé, à cause d'une envie de vivre dans le soleil, dans la lune, enfin de vivre dans l'extérieur.
Je pourrais dire que ça a commencé à cause que je n'aimerais pas cela du tout, et que c'était juste pour essayer.
Je pourrais dire que ça a commencé avec une coïncidence. Une simple coïncidence, comme dans n'importe quelle situation banale de coïncidence. Comme on en vit à tous les jours. Rien d'étrange, rien de surprenant...
Je pourrais dire que ça a commencé avant ça, que ça a commencé à cause d'une envie de se surpasser et d'essayer une nouvelle forme d'art.
Je pourrais dire que ça a commencé avec un déménagement apprit à la dernière minute, beaucoup de frustration et d'incompréhension. Un refus du changement.
Je pourrais dire que ça a commencé encore plus loin, plus loin encore.
L'effet papillon, c'est tout de même drôle à analyser.

Mais en fait qu'importe de savoir le commencement...
Ça n'a pas vraiment d'importance au fond.
Qu'est-ce que le temps?
Une lubie de plus dans la tête de l'être humain, une variable parmi d'autres.
L'important ne peut se mesurer, se quantifier.
Et, j'oserais le dire, ne peut même s'exprimer en mots.
Ils sont trop restreints, trop peu pour exprimer exactement la pensée de chacun.
Et les mots ne savent, de toute façon, traduire la vérité dans toute sa simplicité.
Seule l'âme le peut.
C'est pourquoi je te donne la mienne entière.
Pour que tu sache tout, dans sa plus simple vérité.
Et si c'est encore une énigme, comme c'en sera probablement encore le cas...
Eh bien ce n'est pas bien grave en fait.
Mais je ne saurais, au fond, te l'expliquer autrement.
Parce que...
C'est flou, nébuleux à expliquer.
Ou alors trop clair.
Trop clair pour que je puisse distinguer quoi que ce soit.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 00:45

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 20:35

La beauté en joual, de Mael.

Claudine soupire, s'asseoie sur le fauteuil et se dévisage dans le miroir en face d'elle.

- Des Christie de grosses cuisses de Bouddha. Pis j'veux pas manger rien que d'la salade moé... J'vais rester grosse toute ma vie 'sti...

Mael se tourne vers la jeune fille, le regard légèrement offusqué, et vient se planter devant elle en croisant les bras.

- First, t'es pas grosse. T'as des cuisses, mais a z'ont rien d'énorme. Pis ensuite, bhen j'voé pas du tout pourquoi tu voudrais maigrir. Tu penses vraiment que jai envie de sentir tous tes os quand jte touche? Avoir voulu coucher avec un paquet d'os, j'me serais pas démerdé plus que ça, j'srais allé creuser dans l'cimetierre. Moé, j'trouve ça beau une fille qui a des formes, pis qui les assume. Une fille qui a des seins, pis des hanches, pis des fesses et des cuisses. Pis même un ventre. Une fille, c'est fait pour être en rondeur, c'est pas tout plat pis en ligne drette. Si j'avais voulu ça, j'coucherais avec des gars, mais moé, ça m'intéresse pas les lignes drettes, tu comprends? Pis quand je parle de courbes, je parle de vraies courbes. Parce que moi, j'comprends pas ce qu'on peut trouver de bandant chez une fille qui a des courbes concaves, des courbes qui rentrent dans le corps à la place d'en sortir... Moé, j'les aime tes cuisses.

Claudine avait la bouche légèrement entrouverte, et regardait son copain avec une sorte de fascination hébété.

- Toé, tu sais parler...




Aujourd'hui, beaucoup de gens trouvent que les cuisses de Marilyn Monroe sont énormes. De plus en plus, l'image que la société projette de la femme ressemble à un cure-dent. Vous trouvez ça normal vous?
Moi, en tout cas, j'la trouve vraiment jolie Marilyn Monroe...
La beauté en joual, de Mael.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 02:06

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 00:55

philo

Le 31 octobre, Halloween, est une date prisée des jeunes – et moins jeunes – enfants. On se costume en monstre, en sorcière, en fantôme, bref, en bestiole épeurante, et on passe de maison en maison afin de demander des bonbons. Cette année, cependant, le costume qui fut le plus porté par les enfants ne fut ni Dracula, ni Frankenstein. On vit à la place passer dans les rus bons nombres d'hommes d'affaire avec de l'argent plein les poche ; des Vincent Lacroix de 10 ans. Comme si cet homme, pour avoir fait un fraude fiscale, était devenu le monstre le plus épeurant pour notre société individualiste... qui elle-même ne cracherais pas sur quelques fraudes afin de s'enrichir personnellement. Certaines personnes affirment que cette pensée est un mouvement de société, que des gens comme Vincent Lacroix n'existeraient pas si notre société était moins individualiste et portait moins d'attention a l'enrichissement. Que la société contrôle les individus, puisque c'est la société qui crée la norme. D'autres, au contraire, appuyent que ce sont les hommes qui créent la société, et que, de ce fait, les hommes comme Vincent Lacroix influencent considérablement la société. Que, de ce même fait, ce sont les gens qui ont le pouvoir sur la société, puisque les gens sont la société. Ainsi, certaines personnes pensent que les gens justes font les sociétés justes, mais cet avis n'est pas l'avis de tous.

Pour ma part, je pense que se demander si ce sont les gens justes qui font des sociétés justes ou si c'est l'inverse est comme se demander lequel de l'œuf ou de la poule est arrivé le premier. Bien, sûr, l'homme seul est arrivé avant la société et, dans ce sens, on pourrait penser que l'homme juste fait la société juste. Cependant, dès que l'homme est entré en société, il a dû faire des concessions afin de vivre en harmonie avec ses proches, ce qui a créé des systèmes de lois collectives. Dans ce sens, c'est la société qui contrôle les gens. Encore, bien sûr, si un homme trouve sa société injuste, il peut toujours tenter de la modifier. Cependant, la société à la force de créer la norme, et l'homme a une telle peur de la différence qu'il est assimilé dans sa société, sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Parce que dans l'absolu, c'est bien beau, l'homme contrôle sa société et donc peut la rendre à son image, car il est partie intégrante de sa société. Mais l'absolu n'est pas de ce monde. Dans les faits, afin de pouvoir changer sa société, il faut d'abord en sortir, la regarder de l'extérieur, et trop peu d'hommes ont cette force. Et, de toute façon, qu'est-ce que la justice ? Encore un terme trop absolu pour être concevable dans la pratique. C'est ce que j'aimerais écrire, cependant, ce n'est qu'un avis, et en philosophie, les avis n'ont pas tellement d'importance. Seulement l'absolu en a, et voilà la grande lacune de la philosophie. Elle joue dans la théorie avec beaucoup d'adresse et beaucoup d'esprit, mais est désuète en pratique, car elle ne peut assimiler le fait que la théorie et la pratique sont deux choses radicalement différentes.

Les gens justes font une société juste.

Bien sûr. Pourquoi dans ce cas...

Si on prends n'importe qui a part, il est intègre et modéré, il pense avant de réfléchir, mais dès qu'on le met en groupe, il devient extrèmiste, violent et ne réfléchit plus?
Je dis n'importe quoi? Regardez toutes les émeutes pour voir.

Pourquoi les gens doivent aimer en cachette, de peur de se faire réprimer par un groupe?
Vous ne me croyez pas? Qui ne s'est jamais tu de peur de faire rire de lui?

Pourquoi on pense toujours aux réactions des groupes avant ceux des individus?

Pourquoi?

Le juste existe.

Bien sûr. Pourquoi dans ce cas...

Plus du deux tiers de la planète meurt de faim?

En Suède, 46% des femmes ont été exposées à la violence d'un homme?

En Afghanistan, on lapide ou enterre vivant les homosexuels?

C'est de la justice ça, peut-être?


Je crois que la vraie question à se poser serait plutôt "Est-ce que l'homme a un pouvoir sur l'injustice des sociétés?"

Vous me direz "Bien sûr!"

Ce à quoi je répondrai "J'espère... "
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 15:55

micmac

micmac
« Avant de poser une action, pense à sa répercussion sur les sept prochaines générations. »
Proverbe Micmac

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 13:22